Les plaines de Boischatel

Nous étions sur les plaines de Boischatel
face au pont de l’île d’Orléans,
quelques jours de bien
de rien
c’est tout.


Chez nos bons amis.
Le ciel dans son essence
à parfumer l’espace de nuages gros
le plein de larmes à vous tomber des nues.
Un de ces jours à consommer,
à vouloir remplir,
à faire ce qu’on attend de vous,
du sucre, des clopes, de la mal bouffe, des fringues,
des conneries !

Au final sur les plaines de Boischatel
on a laissé vivre et regardé le trouble passer
on a juste pensé,
seront-ils là les gens d’âme
au Théâtre du Petit Champlain ?
Seront-ils de pluie, d’ivraie,
de songes, d’ivresses,
réels là ?
Est-ce que les mots, les musiques
aident à l’acceptation, aux émotions,
nos voix sont-elles utiles au va et vient des souffles ?
Seront-ils de roses, de bois, de marbre,
les bras ouverts, serons-nous d’arbre ?
Et la tête et la tête alouette …

Une fois les nuages passés sur les plaines de Boischatel,
le fleuve serein nous en a donné sa réponse,
tout va comme l’eau après l’orage
quand les eaux troubles se retirent et meurent…
Le Théâtre était en chaleur d’Êtres…

Le concert a pris feu, les mots, les idées,
nos rêves, tout a laissé place à l’instant,
au partage des richesses.
De vous à nous, pas de bizzznaisse pas,
de mensonges à paraître,
le bonheur petit d’être grands tous,
à regarder le ciel, les cents ciels
dans nos mains détendues.
MERCI
à vous, vous qui êtes là si proches,
qui nous sauvez le temps quand il pète son informe,
certains de vous venus de loin,
comme la fidélité dans son chemin de croire,
vous les nouveaux amis,
vous tous êtes la mie, l’eau,
le grain de cette beauté qui nous dépasse,
qui nous éveille à l’ensemble.
Vivre ensemble et se dire oui.

Merci à l’équipe de ce Théâtre comme on aime.

Merci à Steve Normandin qui de son accordéon
nous a divinement élevé nos rêves les plus secrets.
Un bel Alcazien cet homme là.
On le souhaite sur le prochain album en tous cas.


Cette nuit là,
les chevaux ne dormiront pas sur les plaines de Boischatel.

 


Ca m’dit Chant Plein

Nous jouerons donc ce
samedi 8 juin
à 20h,

au

« Théâtre du Petit Champlain »
de la ville de Québec.

Steve Normandin
nous accompagnera avec son accordéon bel !

On vous y attend et on a hâte.
Si chaque personne s’en vient avec
une autre personne ou deux…
on sera le monde entier !

A tout vite nous retrouver.


Tornade

 

On n’aura pas attendu longtemps,
on aura
on en a des aura, des oreilles et des eaux rayées.

 


Dormir reste toujours le meilleur à faire
avant de repasser.


Hors des concerts, les routes
les coûte à coûte,
les pentes et les nids de poules,
on prend tout comme c’est cru.

Le vivant de l’histoire reste dans l’amitié,
les rencontres, les yeux, les dieux
et c’est tant mieux
temps plus vieux.

De Montréal à Québec pour l’Isle aux Coudres.
Nuages bas, lourds, de fer.

Le traversier quitte le quai.
Soudain, la tornade.
Là sur nous,
pris dans le Norouest,
le mistral d’ici
la spirale folle.
Un mur de pluies à l’horizontale
non, plus d’horizon,
plus rien
juste nous quatre dans la voiture,
les autres voitures invisibles à coté
et le silence des peurs…
La mort semble à la vague,
en son creux …
Tornade.

 

Débarquer plus loin dans le temps.
Nous voilà sur l’île,
l’hôtel du Capitaine,
motel 22.

 

Plusieurs jours et les nuits en eaux
on y chantera pour le plaisir
pour le partage des liens.

 


J’irai promener le chien,
sentir le fleuve en sa mer abusée,
les herbes froissées,
les sables noircis d’écumes sombres,
le bout d’en bas,
et la laisse lâchée.
Le regarder s’enfuir
retourner vers son maître.
Son capitaine !

 

Jour final, de retour vers Québec en voiture
nous écouterons le nouvel album

de Sylvie Paquette,
un bel univers encore,
de ces climats pour voyageurs en bien
en mal d’amour,
sa voix dans les nuages de foudre
sans coups sans violence binaire.
Nous ne dirons pas un mot
touchés par tant d’épure.

La beauté des sirènes reste de solitude
et de rêves insoumis.

Merci belle amie.

Arriver sur la ville, faire face au pont de l’île d’Orléans
et se dire oui
la ville de Québec au loin,
oui aux nouveaux amis.

OUI nous revoir vite.
Oui nous en brasser …

 

 

 


Au Lit on dort

 

C’était ce soir et c’était au Lion d’or !

On adore ce lieu et il nous le rend bien.
Quel son et quelle chaleur, l’énergie qui se dégage de là.


On est rentrés de Gatineau la nuit,
on se lève on se lave
on se délove louve et moi,
ce soir on se live
comme on se livre
des pages qui se tournent et d’autres
à la blanche.


On écrira de grands moments ce soi


Beaucoup d’amis dans la salle et là encore une réelle force d’amour

Un tel plaisir, vous sentir là, toujours là,
à nous offrir votre confiance
nous renouveler votre joie d’être à nos cotés.

Il n’y a pas de mots plus simples
que nos regards vers vous,
nos chansons pour vous,
vous remercier de ce que vous
nous touchez profondément.

Et l’accordéon de notre Steeve Normandin qui se pose sur nos mots
comme coule l’eau vive…

C’est toujours un grand bonheur.

Vous nous portez en cette période où les médias,
les journalistes les diffuseurs
toute cette gang
franchement on ne peut que vous
combien votre présence nous aide et nous soutient,
combien on se sent légers et fiers de partager,
fiers d’être au monde à vos cotés.

Le combat est difficile et ensemble nous le menons.
La TV, l’internet, une autre manière de vivre prend sa place
et c’est le moment de ne pas lâcher.
Sortons sortons,
qu’un sens impur dégage de nos sillons !!!
Merci de tout cela, merci de ce jour qui nous élève.
Vous êtes merveilleux, nous ne pourrons oublier
cette soirée au Lion d’Or.
Vous nous avez grandi une foi de plus !


La route

Et nous voilà sur les routes qui mènent au grand public !
Nous voici sous les pluies incessantes du Québec in love,
sur ces chemins camionnés, à l’américaine.
Se faire doubler par des poids lourds
et par la droite … Ça gicle
Ça déblacle les secondes en maudit.


On en a pour plus de trois heures,
ne pouvant dépasser le 90 avec notre voiture.
Ça nous laisse le temps de mettre au clair le concert du soir
et rectifier les mises au point.
Nous jouons souvent en deux sets ici
ce qui nous demande d’équilibrer notre énergie,
de prévoir les sujets,
aborder l’instant de telle manière à laisser libre cours
à l’échange après.
Et puis roule, on plane, Vyviann pique un somme,
la radio diffuse de bons vieux rocks sur Chom Fm,
tout cela me mets en forme.


L’arrivée sur Gatineau (Ottawa)
son autre coté du pont,
nous donne l’excitation direct, les retrouvailles avec le lieu
« Les Brasseurs du Temps » et leurs maîtres.
Hey on y est !

Ça va donner, ils nous disent que c’est plein complet,

non pas pain complet

que toutes les réservations sont faites,
ça va être la fête.
Et en effet, il y a dans cette ville un vrai chœur d’ALCAZ
de fidèles amis et qui plus est font leur travail de fourmis.
MERCI les amis.
Et nous allons ensemble se  faire une vraie de vraie fête
au Verbe,
aux jeux
aux notes en l’air…
Un festin de rires de complicités,
vous entendre dans la salle chanter nos refrains,
réagir et vous amusez avec nous,
mon dieu, c’est tellement ça, en plein ça.
MERCI de ce moment de bonheur partagé.
On a hâte de revenir encore !!!
Comment se quitter ?
On a du mal, on se parle, on se hug,
on se dit tout.
Magnifique, on peut reprendre la route,
la nuit ne nous fait pas peur, on est plein de vous
de ces sentiments d’appartenir au chœur.


Merci les amis,  prenez soin de vous,
on se retrouve en février prochain c’est promis juré,

crachin par terre !