C’est à ton tour…

 
Et maintenant,
i​l y en a qui font le tour du monde
en bateau, 
moi ce qui me mène c’est la poésie,
je nage en plein bonheur.
 
 
Les haïkus me gli​s​sent des livres
​me tombent dessus comme du sel​
et celui de Pascale Senk me délivre
m’invite à l’exercice,
me rapproche de l’exigence
de ce grand étonnement,
le Présent!
​En plus, chanceux
n​ous l’avons écoutée Pascale
et vue en concert
à Montréal, avec son groupe 
« JetLag »​
 
 
​Patrick Chompré aux guitares,
​brodeur au fil à cordes​, 
tout en douceur de soi,
​les deux mains en portées
en l’air.​
​Là, ​une vraie belle performance
généreuse.
Son livre
« L’effet haïku »
trouvez-le lisez-le
offrez-le,
une telle ouverture d’esprit…
 
 
Qu’on me mène en bateau
oui je suivrai cette voie sans craintes !
Et puis 
​te partager, 
te dire,
ces derniers jours en ville,
ces couleurs 
cet être d’humains
ces éléments 
ces ruelles vertes,
ces sculptures,
l’art de partout
​des parterres​ !
 
 
 
Montréal​… Vyviann ne pense qu’à te prendre en photos,
​elle ​se moque ​bien ​de moi,
oublie mon corps mes allures
mes yeux fous,
doux, 
s’en fout
pour te prendre en flag
​te faire un bec, un hug​
te coucher sur le blog​.​
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Non mais sans blagues
je deviens jaloux
d’un enfant, d’une plante
un coucher de soleil
d’un tipi, du canal de Lachine,
du vieux port,
… des poteaux éclectiques.
 
 
Vue de bateau, vue d’avion,
vue de l’esprit,
​cette province, 
ce lopin d’univers,
extraordinaire mais aussi
maltraité comme chez nous,
comme partout
par les exploiteurs
les mafieux de la construction,
par les macro-trafiquants
et Jean Passe,
les Bitumineux…
Just’un trou d’eau et puis un autre,
ces lacs pollués pour des centaines d’années…
 
Ahhh, cette province,
quelle belle province
le cœur des autres tournesols
ceux qui ne s​’​e​n​ laissent pas comter…
 
 
Ensemble, vivons ensemble
soyons beaux de nos luttes 
pour l’Harmonie, la Paix mondiale
l’équilibre des éléments,
la beauté offerte,
les abeilles qui braillent
les peuples en épouvantails
ensemble moineaux,
braillons pour faire passer l’amour en premier.
 
 
 
 
 
C’est tellement de richesses de partout
cette Terre-mère ​de Marseille à Pékin,
de​ n’importe où à quelqu’un
de larmes et de mers
de quintes flashs et d’atouts.
 
 
Et puis toi Montréal, 
prends soin,
n’oublie pas de te faire belle chaque jour,
 
 
on t’aime à la folie, franco !
 
 
 
 

Juin juin

Traverser la ville et ses exclamations
 
 
ses appréhentions
 
 
ses têtes d’affiche
 
 
ses slogans élégants
 
 
ses humours
 
 
ses murs
 
 
entrer
 
 
sortir
 
 
traverser la ville
 
 
s’envoler entre l’arc et le ciel
 
 
se profiler
libres sans filets.
 
 
Bleu rêve, feel blue
nuages bas
bercés.
 
 
Traverser comme ça 
pas autrement
très haïkiste à l’image en fleurs
d’un fleuve et ses rapides
 
 
au reflux fou pour hérons en quête de paix
suivi de canards et sans suite
un après un avant
se la couler douce, enchantés.
 
 
Vyviann assurée touriste
elle me fait plus qu’un rire
et j’aime ça.
 
 
Vivre Montréal et le sien.
 
 
 

Sur la 20

La route me dépasse,
les champs,
les forêts
les pertes de vues
perles de vie.

Sur la 20.
L’auto roule
son autoroute 
mange les miles
à grands coups d’ordinaire
dans tous les sens.
 
 
 
Roule petite roule,
rares sont les radars,
si tu restes à 110
ça fait l’compte.
 
 
Les ombres falsifiées par un soleil blagueur
la radio Can, son accent
les signaux, 
les panneaux,
orignaux.
 
 
La route me dépasse.
Bientôt le tunnel Lafontaine
Vyviann n’aime pas 
quand on passe sous le fleuve
elle en fait tout un roman,
et j’adore !
 
 
On aperçoit Montréal au loin,
les mots dans le rétro
cette lumière dans l’dos
on file vers une nouvelle nuit.
 
 
L’amour est sourcier
l’amour a de quoi
l’amour par millier
l’amour en tous cas
l’amour c’est rayer
la mort de ton calendrier.
 
 

L’île d’elle

 

Tout est prêt, les gens sont attablés,
soupent se régalent,
les bougies se dressent.

En un simple courant d’airs chantés
Caroline fait son entrée,
parle de l’Isle,
des coudriers,
du fleuve.
 
 
C’est passionnant comme elle chante,
cet ultime cri d’aimer,
c’est très présent 
guitare voix.
Le public est passionné
de culture, de Chanson
qui vient là les fins de semaines.
 
 
Et notre tour arrive,
elle nous aime, pour de vrai, elle invite,
ça oui,
elle nous présente sacrément bien La Marsouine. 
Nos voix sur le bois des murs,
les cordes les percussions
chœur d’acoustique,
Vyviann,
on est là.
 
 
 
Chers amis on va vous donner
vous offrir de qui nous sommes
de quel cœur on se chauffe
juste entre nous, comme devant 10000,
les yeux dans les yeux
c’est encore mieux.
D’autant que je suis malade,
la gorge en feu,
les oreilles cassées bouchées,
mais tout donner reste le plus excitant.
 
 
La chanson n’a pas de corps,
je chante ce que je suis,
Vyviann parle et invente le tempo
le rythme du concert,
elle sait y faire.
Son charme, 
sa louve en elle se love
et ne lâche pas, elle croque 
elle entre dans chaque démesure,
féline, 
elle se dresse, me défend
quand je raille les cordes à vif
dans la poussière d’un refrain de pierre.
Quelle belle artiste 
et on s’amuse de la souffrance
passagère,
on invente d’autres jeux sans clés,
au sol, 
on laisse tomber l’orgueil chevaleresque,
on y est presque,
on vous touche du bonheur,
on vous frôle, vous enrôle,
vous cambre l’espoir à foison
la saison des bruits, des pas à pas
des échappées
laisse la place au printemps
et la nuit nous donnera raison.
 
 
Perdre la voix, c’est toucher 
c’est sentir l’or d’ailleurs
un minerai, la pépite
le souffle qui s’y lance.
  
Un cadeau d’accepter ce qui est.
J’entre pour la nuit
dans les bras de Vyviann 
comme on entre dans l’eau
de nos prières.
 
 
 

Dans ses bras

La première nuit
c’est toujours délicat
Jetlag oblige,
et là l’angine,
cette sensation lasse
qui me désespère
dès le petit dej,
pas d’bol,
plus de voix plus d’air
pluie de larmes en arrière gorge
je n’en crois pas mes yeux.
Et pourtant il faut y aller,
Nicole nous prête son char,
elle est mère veilleuse,
toujours à nous soulager,
nous aider…

5 heures de route avant d’ arriver.
 
 
 
Premier concert demain.
L’ Isle aux Coudres
« Hôtel du Capitaine »
Caroline nous attend.
 
 
En fait, en nous faufilant
« à la parisienne » on la double 
juste avant d’embarquer sur le traversier !
Morts de rire, de fatigue aussi.
 
 
Mais quel plaisir, revenir là,
faire face aux forces du vent
qui déchire la lumière entre ciel et fleuve
en cette fin de jour.
 
 
Tous à table, on jase
on se souvient.
 
 
Ma gorge en feu
le froid dans le dos
je capitule, 
j’accepte les pilules.
Vyviann me berce d’allusions
la solution sans illusions
direction la piaule
le cœur en taule…
Forçat forcé si je veux chanter demain,
Dormir dans ses draps.