Batissez batisseurs

Maintenant en route pour Rimouski, le pays de Boucar Diouf !
Le bonheur est dans le pré, non pas dans l’après.
Cette ville a quelque chose de jeune et vivant,
on y arrive en longeant le fleuve toujours durant deux heures.
L’ hotel où nous sommes est bruyant de frigos, de clims 
et de glacières à tous les étages dans les couloirs.
La chambre était réservée pour le mois d’aout,
on a mis du temps à se comprendre ! 
On a RV avec Barbara et Benoît leur maison est à l’autre bout de la ville ,
elle apparait rouge, haute, grande de loin.
La jolie chance qu’on a dans tous ces coins et recoins du monde …

 

 

 

 

 

 

On passe la soirée autour d’un très bon dîner et puis au salon,
à les écouter nous jouer leurs tounes,
chansons que Benoit répète avec Barbara
pour ses prochains shows.
Excellent,
ce qu’il écrit est très beau, enchanteur, comme il le sent.
On partage à ce sujet, chacun donne de son avis,
ils sont d’une belle ouverture d’esprit, nous on les aime, alors tout va , la vie va.  
C’est du réciproque
et plein de ces engagements nécessaires à l’amitié entre artistes. 

 Nous rentrerons tard et dormirons peu
car on a un concert au Parc Beauséjour à midi
et nous avons RV avec l’équipe technique à 10 heures demain matin …
Ce sera une douche et au lit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On longe la nuit du fleuve  …

On tire les rideaux
… Et le ciel est bleu,
non pas comme une orange, juste il fait toute sa place,
on se lève ainsi dans un beau bonheur!
C’est notre dernier concert de l’été ici à Rimouski au Québec.
Sur place, les gens de l’organisation nous attendent et plein sourires,
ça fait du bien comme ça rassure.
Batisseurs de patience et de persévérance.

C’ets pas toujours facile de travailler ensemble
quand on arrive et sans se connaître, se mettre dans la même direction.

 

 

 

 

 

 

 

 Bravo les gars, et surtout ça donne envie malgré la fatigue, de tout offrir
sans retenue.
Et c’est ce qui va se passer,
le public arrive vers midi, se pose dans les gradins de ce théâtre de verdure, là où il désire.
Il commence à faire très chaud, la scène est sous un arc pneumatique,  
on est à l’ombre et l’eau,
hello …
On commence à jouer et les gens qui arrivent de plus en plus,
on reconnait Richard, rencontré au Festival de Petite Vallée,
il amène trois personnes avec lui, c’est top, merci l’ami.
Tout en chantant on se dit que la vie est bien plus que belle,
elle nous veut du bien !
Aussi cette jeune femme d’Ottawa
( son prénom m’échappe encore, elle se reconnaîtra, nous écrira pour nous le rappeler c’est sûr !!! ) 
qui, on se souvient, lors du concert dans sa ville,
n’ayant pas assez de monnaie était allée en chercher en pleine nuit,
pour acheter le Cd.
Elle est là avec deux amis.
D’ailleurs les voilà qui se lèvent et se mettent à danser devant la scène !
Waouuuu, d’autres les rejoignent,
c’est beau en dedans de nous, on est très heureux.
C’ est très fort ce qui nous arrive là.
A la fin on les rejoindra pour les serrer dans nos bras.
Quel bonheur que de voir celui des autres.
On est gâtés.
Malheureusement on doit plier rapidement
et partir car on est attendus à Québec ville.
Bye
bye
bye bye les amis et encore bravo, quelle surprise,
Vyvian aussi est très émue et étonnée,
tous ces gens qui font des km en voiture , à vélo, hey, merci tout plein.
On vous emmène avec nous.

  

  


Vers Rivière du loup

Nous sommes sur le bateau qui nous mène de St Siméon à Rivière du loup
sur l’autre rive du St Laurent, la brume est intense.
Le soleil se détimide et pose sa chaleur qui se turquoise.

On va direct voirl’ indien qui a sa boutique près du quai …
Pas là,
sa fille le remplace, et oui même les indiens partent en retraite !
On avait pensé faire des cadeaux là pour les enfants, les amis …

On arrive chez les copains, on pose le matos, ils nous aident a porter les valises,
on dine, on est à les retrouver, les écouter. Quelle famille pleine de vie !
Puis on passe à l’Innocent café où nous jouerons demain,
il y a là quelques fans déjà qui sont heureux de nous rencontrer et seront là demain.

Youpi !
Petite soirée très simple chez nos amis.
Pas de nouvelles des enfants …
Petite balade en ville, petite marche

Dormir le reste la vie s’en occupe.
Dès le réveil on souhaite aller marcher un peu,
Il y a des ventes de garage plein la ville,
on a envie de trainer, flaner
et pourquoi pas faire un cadeau ou deux … Si on trouve.
On se prépare mine de rien au concert de ce soir, on le vibre déjà.
J’aime ces moments d’avant.

Je sens Vyvian qui entre dans son coeur, qui n’a pas faim, qui cherche quoi, qui …
A quinze heures on part pour le test de sons et l’après-midi passe vite.
On repasse les fringues et c’est ok, le temps est venu d’y aller.

Depuis un an déjà on sait que nous allons revivre un concert plein,
en arrivant le monde est déjà pas mal là.
Des gens sont venus avec des amis d’amis, yes yes yes !!!`
Et nous allons vivre une belle soirée, et la soirée fut belle,
rentrés tôt et dodo, ne pas s’étendre sur l’ inutile mais plutôt sur un bon lit.
Dormir.

De bon matin avant de prendre la route
Elisabeth et Sylvain nous proposent une balade sur le fleuve un peu hors la ville

On est bien avec vous à regarder l’air, la vie et ce qu’elle nous offre,
on s’embrasse bien on s’en va bien .
Vous nous menez sur la bonne route giratoire.
Chers amis merci encore, et au prochain vol d’oies sauvages.
prenez soin de vous, de cet amour qui est le votre.


L’isle aux Coudres

On fait les bagages, Pascal ferme la maison de Boischatel,
et on y va, direction l’isle aux Coudres,
où Caroline nous attend.
Deux heures de voiture sous une chaleur de folie.
Pause glace à l’érable ,
c’est la meilleure place qu’on connaisse, ne pas la louper !
… Pascal nous sème et quand on arrive aux Eboulements
on voit le traversier qui s’en va …
Attendre le prochain nous demande une petite heure en fin de soleil …

Nous on s’aime, c’est ok.

On traverse,

et ce sont les retrouvailles avec Caroline et sa fille Marie-l’ Eau,
on se serre, les bisous font du bien à l’âme et on se la joue de coeur !
Apéro en terrasse, on jase, on placotte comme ils disent, on échange on rigole quoi !
On va passer une soirée très douce à nous dire l’essentiel,
ensuite Caroline nous  propose de nous installer
dans une des chambres du motel pultôt qu’à l’auberge
et nous on préfère, alors youpi tout le monde au lit !

L’ isle au matin nouveau,
une odeur de sel, les mouvements d’ éveil sont au ralenti,
vivre une journée sans concert, sans rien, aucune obligation, on s’amuse d’un rien
on est au monde plus grand que nous, l’ isle …

de face,
l’ ile d’en face !

Presque midi,
Vyvian est dans la piscine, sisi c’est vrai,
une enfant même si elle a pris son temps pour entrer dans l’eau !

On se régale,
I love cette journée.
En profiter pour s’amuser plus tard avec les doigts,
la voix
improviser les sensations de l’instant, l’ inspire à son meilleur

au soleil

Pleinitude, gratitude,
ce sont les deux mamelles de la sérénité !!!

Deux jours ainsi, en amitié,
en amour avec nos amis qui ne veulent plus qu’on s’en aille
et nous aussi on voudrait rester les aimer plus encore, plus fort,
leur dire combien ce que nous partageons est précieux.
On profite de chaque instant,
on tourne un petit clip ALCAZ avec Pascal devant le motel,
un délire juste avant le départ !
quelle crise de rire !
On souffre de ce départ en vérité,
on est si bien tous les quatre,
on s’émet l’ idée d’ enregistrer le prochain album ici à l’auberge oui , oui.
Et puis et puis aussi et puis …
On se dit tout,
vite partir, demander à l’arbre, l’eau, les vents quel est le chemin, l’ ensemble, le plus tard,
l’ ensuite …


Boischatel

Deuxième jour dans la maison de Pascal et Caroline l’absente et regrettée !
il est parti bosser.
L’homme courageux.
Petit déjeuner sur la terrasse en arrière de la maison,
à mater les oiseaux, les arbres dans le pré,
Méditer …

On va magasiner sur Québec,
se balader, léchouiller les vitrines,
manger végétarien.
se re-balader … Fait chaud !
On se tape une glace à l’érable et aux noix
sur le haut de la rue St jean
tout en allant tranquillement pas vite
chez Sylvie et Réjean la belle soeur  de Vyvian
dont le fils Guillaume est guitariste dans le groupe Cazabon,
oui c’est très bon Cazabon!
Plein d’humour à table, de cette humeur à chasser les moustiques.
Incroyable Réjean qui revenait de Toronto en vélo !
Et sylvie qui nous avait préparé un superbe souper sur la terrasse,
ils nous touchent de leur vraie simplicité complice,
leur bel accueil, oui on les aime beaucoup.
Un vrai bonheur d’ensemble,
Allez, retour at home, tranquille, balade en auto,
Boischatel face à l’île, on tourne …
A gauche .
Coupez !


Un beau dimanche

On reste là pour deux jours, le soleil nous lève
nous lave et la colère d`hier passe.
Nous sommes au présent, on file chez Renée,
elle peinture son mur de facade en jaune,
Renée la Jaune on va l’appeler !!!
C’est beau c’est provencal total ! yes !
On reste le temps de prendre une valise laissée là
et on accélère pour aller à St Nicolas à l’autre bout de la ville,
passé le pont de Québec pour rejoindre Nicole et la famille,

On passe la journée là à faire les oiseaux, se balader,
manger sur le bord du fleuve si près.
On parle de la suite du voyage, on rigole beaucoup,
heureux de se retrouver même juste une journée Nicole Vyvian et moi.
On se raconte depuis un mois qu’on s’est laissés !

Le mauvais temps pointe,
fin d’une après-midi, on se sépare pour aller retrouver l’ami Pascal.
Là on décide d’aller voir le Cirque du Soleil, manque de chance ça ne joue pas ce soir,
il nous propose alors d’aller voir en ville Le Mur du Son,
un spectacle grandiose et populaire,
On arrive c’est noir de monde comme la nuit, ça commence juste,
le chef d’orchestre qui se la pète direct, et là, des chansons mielleuses,
des arrangements bidons …
300 choristes ( 240 figurants qui ouvrent la bouche pour 5 notes en 1 h et un choeur de 60 Belges sopranes qui s’égosillent sur De palma, entre autres … voyez le genre !!!
Bref, on ne va pas s’étaler, c’est juste scandaleux, on est en maudit !
C’est l’argent du contribuable tout de même et c’est prendre les gens pour des cons !
C’ est mettre la culture au niveau zéro, comment avoir laissé faire ça,
les décideurs, les responsables culturels
ne sont -ils pas à prendre soin de la qualité de leurs investissements.
On quitte la place, le public lui, a l’air content.
Ca coute des millions de dollars, allez lâcher la prise, rentrer, douche et dodo.