S’envoler

 
Après quelques concerts en région parisienne,
l’aéroport d’abord
papiers, pas sport, pas rire,
puis sans mots sandwichs sans problèmes
le vol, la clim,
un sublime film,
la douane, le bus, sa clim…
 
 
Enfin, Montréal, 
station Berry… 
l’angine !
 
 
Une façon comme une autre d’atterrir,
qui n’empêchera pas la belle humeur
les retrouvailles, 
les rires accentués,
l’odeur des ruelles vertes.
 
 
 
Et The super souper dans la cour
préparé par Nicole,
Pascal au BBC
au vin,
au vent, au chaud, 30 ° 
l’humidité frappante,
lumière éclatante
entre les arbres, rayonnante.
 
 
Boire, dire, écouter, rire encore,
saoulés d’étoiles…
 
Dé-valiser,
déplier
Se doucher, se coucher…
S’envoler, dormir !
 

Mon frère Denis

 
Ah Bernard Pivot, on l’aime
on l’aime notre bon bonhomme !
Mon cher Denis,
jeune canaille,
et quand il nous parle de vieillir…
​ « Vieillir c’est chiant ! »

On adore.
alors tu vois
grâce à toi Denis,
ça m’a fait réfléchir un peu
beaucoup
pas seulement,
ça m’a laissé un temps d’écriture,
en joue contre joute,​
ainsi:

Vieillir
c’est commencer à veiller
prendre du recul,
en perdre aussi
​parfois​
car il s’éloigne un peu, le cul !
Quoi queue…
Et puis, veiller 
ce n’est pas être à l’arrêt, 
c’est s’en aller sur la pointe des pieds
tout en douceur, 
quitter la compè​t’
l’idée de tout faire
tout réussir
pour enfin
regarder l’Autre
dans l’allure des autres
et s’apercevoir qu’on a le temps.
En fait, 
c’est un beau ralenti
dans lequel il fait bon respirer.
Vieillir​,​
regarder les choses en farce,
et en beauté
​passer le relais.
C’est prendre le temps de remercier
 

Croire c’est être debout

 
En ces jours sans gloire
ces matins d’appréhensions
de questionnements
débordements
 

​Lent demain d’élections​

ensemble

​à croire… 
 
 
La jeunesse qui l’ouvre,
en son palais
ou la jeune espérance
bientôt sur le pavé
​ »Ce n’est qu’un des buts
continuons le cœur bat »​
​ensemble​
à la recherche de la légalité
fraternité
la Liberté
 
 
En ces jours de foires
de pagailles
de manèges désenchantés
de passations en us
on reste costumes
à l’endroit,
à chanter
ma belle,
l’encre de nos veines
et moi 
mon cœur dans le sien.
 
 
Nous sommes là,
juste à coté de toi,
d’elle 
de lui
à chanter passionnément
écrire
​chercher
trouver,
désirer
​sentir​
ouvrir
​découvrir​
un passage,
le pas
le sage
le fou
héberger la pensée​

​qui s’enrhume​
comme dit 

« Des pensées ça coûte moins cher »​
 
 
Partager le repos,
​sans répit
battre le faire
​l’encensé​
l’enclume​
le verbe dispersé​
​lui ​

délier le cou,

la rage,

​le rouge​
lâcher la colère en l’air,
​dédier nos couplets​
nos slogans d’élégances
souffler à ton oreille
les mille et une nuits
debout
à croire.
 

Ecorsés vifs

Les lumières du bateau sont des guirlandes qui, 
au large, 
fendent les eaux jusqu’à faire de l’écume des étoiles sans filet.

Si Bastia n’est pas loin,
l’amitié qui s’en vient bat son plein.
 
pour colérer les murs de l’utopie
 
On a décidé de rejoindre les amis pour une semaine,
un temps de liberté
la totale
la royale.
 
Juste deux petits concerts au milieu,
histoire de partager
en grand,
offrir de nous l’inattendu
la chanson d’amours et d’eaux fraîches 
histoire de faire notre mieux
voyager les mots,
planter la sauge dans les voix
faire pousser le nouvel an chinois
dans les mémoires bonifaciées…
Campé campé !
  
 
 
 
 
A chaque matin, 
bord de sables
bordeur de troupeaux à la vague
on dégage l’inutile,
à chaque table on s’aronde, 
on se serre les poignets
on débouche 
on se fourchette
on se cuillère
le couteau
pour fendre l’air d’un refrain
et si le coup plait, 
alors l’âme aiguise 
une forme de joie d’ange ici 
chez Marie’O
l’Harmonie munie d’opales,
de pierres envieuses
de ces joutes à grandir dans le verbe rouge.
 
 
Quel bien-être
que de plaisirs,
et Pascale qui nous fromage
et le Berger qui nous patate
et et et…

Comment remercier
amies amis
frères sœurs camarades,

c’était avant le grand angle 
des politichiens qui nous désespèrent
qui aboient leur misère
leur solitude lourde
et d’aucun miracle.
 
Allez, remercier la mer
scier l’amer pour en extraire 
le juste, le précieux
ce cas d’eau pure
boire
l’Amitié pour présent.
 

Alcaz in Québec