Laisser…

Laisser le faire au vent
laisser respirer
laisser la chaleur écharpée
laisser le bruit des couleurs 
laisser sans blesser
laisser les arbres conciliés
laisser les sables s’émouvoir
laisser les pieds aux nues
laisser l’impensable
laisser 
laisser colorier 
laisser l’immortelle 
laisser le désordre des causes
laisser l’écorse
laisser l’odeur spirulée
laisser courir la peur
laisser le soleil horizontal
laisser le flux 
laisser la parole
laisser le simple du jour
laisser l’ailleurs ici
laisser l’instant qui naît
laisser mi-clos 
laisser les pics au sommeil
laisser ton cœur 
laisser le mien
laisser le souffle assagir
laisser les avions en pleurs
laisser l’inoubliable
laisser l’intracé

laisser l’aigle en cercles

S’étirer

Partir à la volée, 
les guitares les cloches les amplis
les valises
paires de bottes, boots, chaussettes, bas.
 
 
Léo à la radio dans la voiture
le nouveau CD de Fred le Bobin et Kent 
ah, ces hommes là !
 
 
Ces chants de pluies montent au ciel
Vive l’amitié qui nous montre la voie,
la vraie vie d’entre tous.
 
 
 
 
Et ces péages d’escrocs
lâcher prise laisser les colères ministreuses
allons partager nos nouveaux refrains et
fêter les dix ans de mariage
de nos amis.
 
 
 
 
Ensemble encore après une nuit d’ange,
préparer, faire place sobre et de lumière 
pour vivre ce prochain concert 
celui du groupe EDF
Finistère Nord, ah les gredins
quels morceaux de liberté,
quel talent !
 
 
Avec une telle joie d’entre nous,
faire rougir le reste de la nuit,
découvrir de ces gens qui fleurissent le verbe,
le bénir haut
sans effort,
nous croire sur parole,
à table, mangeons buvons
que le vin coule dans les veines de chance !
 
 
Et vous embrasser encore les amis,
ne rien oublier surtout,
repartir rouler,
Lhassa pour compagne,
on vous dira la Drôme, l’Ardèche,
 
 
radio bleutée, 
quels mots dispersés
cette grotte à délices.
 
 
Parasol frigien
 
 
piscine incorporée,
 
 
posés là, les mains
les voix, respirer
 
 
reposer d’autres illimités
dire oui,
respirer.
 
 
Pour donner tout donner 
ces deux prochains soirs à guitares
percussés tes gestes ma belle,
ma tout belle,
on leur dira le Périgord
comment c’est d’où on vient
nos amis sont vos amis.
 
 
Où que l’on aille…
Portés par les vents
se découvrir
se dire 
tant et temps…
 
Belfort,
nos retrouvailles, fêter.
 
 
Encore des regards magnifiques
que de cadeaux 
que d’abondance,
on ne peut que remercier la vie,
les arbres
les cerises
​oublier les mots
les mettre en couleurs
dans tes yeux Vyv’
l’eau l’air le vent…
 
 
Photos !

Lire élire

 
Quatre concerts en Isère, 
quatre saisons en… paradis !
Merci à toutes et à tous
Vous êtes si présents
quand d’autres sont accrochés
à leur home branche…
 
 
Merci d’être à venir avec vos amis amies
de faire découvrir ce nouvel Alcaz.
Même le dimanche !!!
 
 
On est très émus, touchés
le coeur à pic,
ce concept « Sentez-vous livreS »
ça le fait dans l’aigu,
ça groove grave les mots
les pages les reliures
chacune chacun à sa manière.
 
 
Dire, lire c’est cueillir
c’est ouvrir vers l’autre
le fruit du partage.
 
 
Vous nous donnez beaucoup 
nous encouragez à faire confiance
malgré cette période macronne.
 
 
Merciiiiii, on lâche rien, on donne.
Et on va continuer.
 
 
Le nouvel album vous ravit, 
on peut lire que vous aimez sur scène
et que chez vous les arrangements vous bouleversent,
alors on est heureux.
 
 

A tout vite


Le bon air c’est vivre libre

On a vécu ces trois concerts en toute plénitude.

 

Le voyage Montréal-Sutton
dans un froid glacial pour le premier dans une salle
pleine d’intime et de cœurs bien au show.
On y avait vu là un concert de Michel Rivard, magnifique. 
On souhaitait y jouer, 
On dira que les miracles ont des oreilles.
 
 
Et puis ces deux derniers concerts complètement différents
mais bien entourés d’amitié,
de vrai temps à jaser, comme ils disent ici au Québec.
 
 
 
 
 
Oui ces soirées-saloon ont ce côté humain
qui aide à l’ouverture du grand Cercle,
au partage,
à ce que tous les sujets s’abordent
et brisent les silences médiatiques.
 
 
On a tous un énorme besoin vertical de légèreté,
de sens pur,
de s’engager sans gager,
sans armes dressées aux vents. 
 
 
Besoin de parler de soi,
d’eux nous,
du nucléaire, de géo-politique,
faire des blagues,
l’énergie d’un rire,
la colère à pile de face
des salauds-maso-schiste englués dans le bitumineux… 
Tous ces abus qui éclatent…
 
 
Alors ces soirs là,
Vyviann est heureuse que nos chansons débordent,
que vous puissiez à votre tour
jouer avec vos histoires
jusque sur les plages de l’Humanité,
loin des plateformes et près des plats d’pâtes !
 
 
 
Merci amis de nous avoir permis de passer les mots, 
les mélodies, par votre porte, vos fenêtres,
vos maisons ici à Montréal Nord ou à Contrecœur.
 
 
Merci vous êtes précieux.
 
On vous aime on vous emporte jusqu’en octobre, revenir.
 
 
Mais mais mais il y a encore le concert de samedi à Longueuil.
Parlons-en !!!
 
 
 
 
 

Fin de maisons

On a ratissé le long des berges,
de mémoire on ne peut faire sans blanc.

Fleuve à fendre, horizons défaillés,
les possibles échos sortiront des églises,
portes ouvertes aux vents nuagés.

L’absolu reste
et l’absurde comme pierre sourde se les gèle infiniment.

Fin de maisons. 
Pris dans le verglas,
« les désirs font désordre » comme le dit Vyviann
et c’est très bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que nos chants s’amusent,
mangeons l’air,

vendons l’or en boucles 

détraçons la débâcle.

« Où que tu ailles
porté par les vents

Où que tu ailles
auparavant
faut que j’te dise 
que j’t’aime »

Aimons-nous fiers