Vers L’isle

De Falardeau à L’isle aux Coudres
quelques heures de routes suffisent.
Christian B. avec qui nous avons fêté la lune,
jouté la poésie,
les mots en eau,
éclaboussé nos rires,
parlé de son livre en cours,
le cours de son premier où il raconte
entre autres, sa relation à Félix Leclerc,
mille vies en une, bref…
Christian B. nous propose une route pour repartir.



Un ciel d’édredon se pose sur les arbres,
les rivières,
les lacs par centaines,
les nuages s’en amusent,
gonflés à bloc pour faire corps,
d’autres barbes à papa,
plus loin cumulés se grisent telle une armée
prête à nous pleurer dessus.

Le monde bouge Tadoussé, le traversier nous largue
une brume glacée.


On évite de baisser les vitres,
l’hiver est à nos portes !

 


On revient de loin apparemment,
c’est fou,
ce Québec aux mille saisons
mille régions
on longe le fleuve St Laurent,
mer mêlée,


on rêve dans ce réel absolu,
le soleil pique un somme,
quelques pommes et sans pépins.


On arrive aux Éboulements,
la descente vers le traversier qui mène à l’isle.
Ça pue les freins qui brûlent,
quelle pente, waouhhh.


La nuit se casse la gueule sur le cours des choses,
on traverse le fleuve noir
et nous revoici les amis,
quoi l’heure ?

Oui chanter de suite, on est en retard,
oui d’accord,
le public attend,
oui on comprend,
on se changera plus tard, chanter,
donner.
Oui,
ok c’est d’accord .

Vive l’isle aux Coudres.
On y est.

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