etoile

Montréalcaz

8 12 2012

le 8 décembre 2012

Dernière soirée
derniers vers.
Après deux mois de routes
d’amitiés
de bringues à Lulu,
d’amours entiers
ouverts,
Québec love,
pas de doutes
de soi, rai
de lumières, nuits de couleurs
-
-
on peut partir comme tranquilles
ainsi vivants qu’humains,
l’esprit pas tout sûr,
clair
avant qu’il
n’y ait sur nos chaussures
comme tombée des nues,
poudre d’éclairs
coup d’foudre en main
une force de retenue.
-
-
Dur dur,
quitter Nicole
Alice
Pascal,
… Lizzard et Luc, Psylvia … attendez-moi !!!
La Petite Patrie,
St Hubert, St Vallier,
le nid
la douceur de vivre ensemble
ces gestes de fées
vous allez nous manquer.
Sans compter les nouveaux amis
les coeurs à mots bleus
des étoiles plein les doigts,
au fil des concerts
des regards
des lumières
vous êtes là, si collés
cordes à cordes,
vibrants,
si touchants,
on revient vite pour plus encore.
Promesse à ne pas nous lâcher.
-
-
Dernier soir et
c’est l’hiver.
-
-


St Pierre sans Miquelon

1 12 2012

La semaine du 24 novembre au 01 décembre 2012

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Quelques jours de préparatifs sur Montréal,
les amis,
les répétitions
et nous re-voici à l’aéroport
direction St Pierre et Miquelon.

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-

 

 

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L’archipel,

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l’île aux vents,

-

 

 

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l’île aux roches,

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l’île aux proches,

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-

l’île aux marins juste en face.

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-

L’envol est délicat, ça bouge beaucoup,
des trous dans l’air,
Vyviann me serre la main tellement fort,
je craque !!!

-

 

-

On arrive et mon chapeau roule sur la piste.
Crâne mouillé, il pleut froid.

-

 

-

Le temps de passer la douane,
le douanier qui nous reconnaît
on blague sur le trafic de drogues,
le trafic de Nutella très cher ici …
On délire,
et on arrive
dans le hall.
Les amis fidèles sont là,
c’est un beau moment de retrouvailles.
Une équipe de télé discrète filme la scène …

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-

On file direct en ville.
L’équipe nous installe en plein centre
dans une chambre d’hôtes,

Inès maîtresse du lieu nous accueille plein sourire.
Cool.
Manger rire dormir.
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-

Le dimanche sera de rendez-vous,
de  mise en place pour les ateliers,
puis l’invitation chez l’ami Henri Lafitte et sa femme
là,
soirée d’île et d’elle.
Il nous fait écouter des extraits de son nouvel album …
Super doux.
On est bien entre eux.
Fatigue, rentrer, douche et au lit.
Heureux.

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-

La rencontre avec les élèves qui ont choisi
cette semaine d’atelier de ré-écriture
se fait en beauté, deux groupes de 6ème et 5 ème,
très différents,
un collège,
un lycée …
De suite on se met au travail,
au jeu,
les mots, les idées
ça se passe très bien,
à demain les sujets de chansons dans la poche !

-

Si on est bien en chambre d’hôtes
on adore aller dîner au « Chat Luthier »

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le boss est aussi musicien
et surtout très ouvert,
on y mange super bien
et on rigole, on a du fun.
Un peu comme de vieux amis …
Comme dit Vyviann
c’est un peu notre cantine !

-

 

-

 

-
Durant toute la semaine
on reste concentrés sur la ré-écriture des deux textes
de Georges Brassens.

Le soir après les ateliers, on travaille,
on répète avec trois élèves
de l’école de musique,
Nous travaillons sur place, au Centre Culturel et Sportif.

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Au passage on remercie toute l’équipe de la mairie,
du CCS, les techniciens,
« 101db » avec notre ami Jean-Christophe,
« Cacophonie » avec Roger,
les profs de musique,
de chorale,
leur dire
combien nous sommes touchés par ce cercle
ces ouvertures culturelles, les partages d’idées,
d’éducation.
Là encore quel plaisir.
Ces jeunes musiciens sont dans un désir,
un vrai désir d’apprendre
et jouent le jeu
et les morceaux
avec beaucoup de persévérance,
d’écoute.
On se sent bien de transmettre
les clés de notre métier.
On a hâte de les retrouver sur scène samedi soir.

-

-

 

-

L’équipe télé filme tous les jours, nous suit,
nous interviewe régulièrement.

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-

Les mômes aussi,
en vue d’une réalisation d’un film de 26 minutes.
Tous s’y habituent et nous pareil.

-

 

 

-

 

 

-

 

-

La neige entre dans la danse,
les vents qui vont avec,
le « poudrin » notamment,
ce vent de neige à l’horizontale
beau et désagréable à la fois,
il vous rentre dedans,
nous fait du mauvais gringue !

-

 


-

Chouette on attendait cela depuis si longtemps !
Grrrrrr…

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-

-

L’entrevue filmée c’est maintenant,
en plein dans l’air,
là-haut
près de la réserve d’eau,
derrière les maisons, sentiers cachés blancs,
une vraie récré entre deux ateliers.

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-

La ville soufflée de toute part, on n’y voit guère,
nous sommes là
au-dessus des toits couverts,
seule la couleur des maisons nous rappelle
à la vie en ville !

-


-

Génial,
on en rêvait j’vous dit,
on y est,
l’hiver est là, en boules !
Ça tourne …

-

-

De retour,
l’équipe nous laisse près du port,
marcher glisser,
se croiser les uns les autres,
petite île à tout faire.

-

-

On adore aller retrouver ces enfants,
ça prend un sens profond,
au fur et à mesure,
oui on mesure ce coté
cet essentiel de culture,
le passage du répertoire.
La chanson Française a l’honneur,
à des milliers de km,
et ces jeunes qui demandent à en savoir plus,
ces possibles écritures nouvelles,
ces imaginaires en cadeau
dans une société qui ne leur laisse plus trop de place,
l’encre va son parchemin,
les voix se laissent flotter,
yes youpi,
on y est,
on arrive à quai,
ok, on est ok.

-

-

Deux très belles chansons
écrites de mains de maîtres !
Un grand bonheur de les écouter
- ils chantent leur chanson -
les regarder si joyeux, si fiers,
c’est formidable.
Vyviann aussi est très émue,
moi itou, bord de larmes pour de vrai !

-

Au « Chat Luthier »
on se régale,
ils sont aux petits soins pour nous en plus !
Ça nous touche.
Ensemble on décide d’un concert
pour notre départ, en intime, la veille.

-


-

On est si bien et faire plaisir nous plait !
La nuit sera courte pour nous et le concert si proche.

-

 

-

Entre temps nous aurons participé à plusieurs émissions de radio,
plusieurs passages télé,
le journal de 20h,
tiens cadeau,
cliquer là et le mettre à 7 minutes 11
si vous êtes pressés !

http://www.pluzz.fr/jt-saint-pierre-et-miquelon-2012-11-30-20h00.html

-

Aussi combien le temps nous aura joué de tours ?
Nous y sommes,
le jour J
le grand jour, les parents leurs enfants …

-

 

-

On sait que le concert est donné « Complet »
que tout le monde va être tendu également !

Les tests de sons,
les répétitions avec les enfants turbulents d’excitations,
les éclairages en fonction,
tout se passe à merveille.
dans les loges c’est très à la blague avec les ados.

-

-

Une équipe du tournage arrive
et nous interviewe juste avant,
aïe trop d’émotionnel … limite …

C’est beau en même temps.
Allez ALCAZ entre en scène ….

-

 

 



L’île d’en face

18 11 2012

Après avoir passé le pont,
l’île d’Orléans.

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-

Quelques km de route,
tourné à droite,
passées les ornières et les flaques gelées,
on est arrivés baie des Anglais.

-

-

-

Pleine nuit,
petite lune,
grand chalet,
chez notre amie Manon.

-

-

Là,
la magie totale,
bord de fleuve noir,
des pylônes au loin
scintillants d’étoiles rouges sur leur métal de nuit.

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-

Les lumières d’en face,
Un peu comme un drôle de Noël à nos yeux fascinés !!!
Une ambiance folle-douce
d’après concert quand la tête n’est pas encore posée.

On respire à grand froid ces silences dressés, là.
On entre dans sa maison chaleureuse,
l’ami Albert,
Christophe et sa caméra,
on mangera vite fait avant de trouver le sommeil d’Orléans !

-


-

-

Il fait un soleil blanc dans la pièce
pas de bruits inutiles, le fleuve clair,
matin neuf,
marée haute,
un regard,
un désir,
fixer l’instant dans mon cœur.

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-

-

Tout notre petit monde dort encore.
J’imagine quand la neige viendra se poser là,
d’ici quelques jours,
plus moyen de partir,
contemplation obligatoire !

-

-

On tourne quelques images,
plan caméra,
bord de gel,

-


-

Vyviann danse et vire et tourne
on chante « Le P’tit Bonheur »
à l’eau,
à la roche,
on disperse les mots de Félix
on lui rend l’air
un vrai grand bonheur.

-

-

On rejoindra quelques amis,
on chantera et puis la nuit,
la nuit tombera si rapidement,
on ira souper tous ensemble chez Manon.

-


-

Là les guitares les voix,
les amis qui chantent la baie des Anglais,
les 250 navires en face,
c’est incroyable,
nous n’avons plus guère cette chanson chez nous en France.

-

-

Ici les gens sont marqués et transmettent facilement le passé,
les histoires d’amour à l’Anglaise !
Les combats permanents d’alors,
quelques siècles en arrière ne font pas peur,
les détails profonds de ces peuples
aux souffrances terribles,
en vers, encordés et ces amis qui chantent,
là, maintenant, quelle Histoire.

-

-

Et puis des reprises de Léo, de Richard Desjardins…
Quelle soirée, du sacré.
Merci Manon,
ta porte ouverte, cette chaleur,
les amis, merci pour de vrai.
La chanson dans le bon sens,
toute en présence,
magnifique.

-

-

Vous êtes de beaux gardiens, des anges.



Ton Québec et Montréal

15 11 2012
-
Le 15 novembre 2012
-
Il y a ce genre de cadeau que l’on n’imagine pas,
une ville entière.
Et quand on y est,
on se fait des amis pour la terre entière.
-
Y’a pas photo,
enfin si
il va y en avoir,
juste je veux dire,
entre nous c’est d’accord
on aime vivre ce tempo space
et ce quartier « Petite Patrie »
qui chamade le coeur de Montréal.
-
-
On y est bien, on y respire le meilleur.
-
-
On entrouvre les stores,
on voit de suite les rayons jaunes
les branches nues, les écureuils
la palissade fond de jardin
les maisons d’en face inoubliables
aux escaliers extérieurs.
-
-
On va se reposer quelques jours,
écrire, raturer, faire du linge,
appeler nos amis,
ensemble voir une expo basse ville,
Isa B une sculpteure de matière
un travail magnifique inspiré des bidonvilles.
-
-
Elle est là, au milieu de la galerie
assise face à l’homme
qui boit un verre de vin,
discute à voix douce, timide apparemment,
et nous tournons tout autour
pour voir son travail,
c’est drôle comme image là.
Ah si j’étais riche lalalalalala !
On quitte pour aller dans le vieux Montréal,
le vieux port, le coin touristo …
Mais pas que…
Rentrer tard.
-
Demain et l’après encore sortir
profiter de Nicole,
quand elle peut,
débordée,
aussi se faire des petits plats,
cependant que son compagnon Pascal
travaille son film dans la salle de montage au-dessus.
-
Traverser la ville sous l’ennui des pluies passantes,
y trouver bonheur.
-
-
Quartier Outremont pas loin du resto « La joie »
où nous dînerons avec Bori,
cet artiste libre et heureux,
comme nous, indépendant …
à la note près !
On se projette,
comme des pros, on jette
l’inutile des discours pour une autre histoire possible,
pour cible,
nos chants d’amour et son talent rassembleur,
cet homme est généreux total,
on se quitte comme on s’inquiète,
mais c’est juste pour rire des mots
que j’écris cela.
En vérité on se laisse confiants,
conscients de ce qu’il ne faut rien lâcher de la culture
au regard pur.
-
-
Un soir en rentrant sous la nuit
on passe devant un jardin,
des poissons en bocal
aquarium d’hiver à découvert.
Merci les gars, on se pose,
on en profite
c’est certainement ce que vous souhaitez,
bande de généreux !
Merci.
Vous dire, ici y a pas de barrières devant les maisons,
on a confiance les uns les autres et donc
chacun partage à sa manière sa créativité,
c’est touchant vraiment touchant.
Notre voisin lui à Petite Patrie,
il fait pousser des tomates, là,
juste au bord du trottoir !
-
-
Les ruelles aussi,
entre les rues,
elles sont le derrière des maisons,
là peu de bruits, peu de monde,
un autre monde.
Vyviann adore regarder les détails,
le dos des choses,
prend mille et mille photos,
on marche beaucoup,
le froid serein pour seul ami
qui chante quand il souffle et s’affale.
-
-
Plus peur du noir.
-
-
Une fois rentrés,
passé le quartier des affaires,
les vents engouffrés entre les blocs,
-
-
une fois laissé sur la gauche
le quartier chinois, puis l’X,
les taxis sur St Laurent,
les allures déambulées,
-
-
bien à l’ombre nocturne rentrés,
on se mate quelques films.
Nicole travaille pour les productions
« Vidéo femmes » j’en ai déjà parlé,
aussi on a accès à de très bons thèmes,
un régal documenté, sociologique !
les infos, les escroqueries bitumineuses …
-
Bon, pas tarder,
demain on joue à Ste Geneviève en face de l’île Bizard
avec les amis musiciens,
on est comme on sème.


Chaque victoire…

11 11 2012
 On the road again, le 11 novembre 2012

Pour rentrer sur Montréal ce sera simple
et rapide.
Pas les yeux mais bouches fermées,
Vyviann à s’éveiller toute en douceur,
et moi à contrôler mon allure !
L’effet rétro dans une vitesse automatique,
à lécher les murs de loin,
lire le subliminal,
aller doubler tripler quadrupler
s’il te plait
dessine-moi un camion …

 

C’est fou l’état dans lequel nous sommes
les lendemains de concert.
Des fois très assombris
traits noirs mais sans la peur,
bien que cernés,
d’autres fois, moins concernés
mais très excités, voir plus encore.
bien heureux !
Les rires en larmes, les mains en cascades
de gestes hauts parlants à doigts éventails,
ou des fleuves tristes commentaires sur nos erreurs
majeures
et gênantes pour l’un ou l’autre.
On trace on fend les éléments,
ça roule
on se déroule des tapis de compléments,
à travers les vitres,
on dit tout !
On essuie les glaces rompues,
comment taire
quand on aime si fort
même les grands arbres le savent,
les grands hommes électriques,
ces champs ces frères de champs,
quelle famille défile et nous éclaire !
Comment taire
le plus que tout entre nous,
les eaux en herbes,
cet inconditionnel à fleur de poses,
l’entre deux mots
à fleur de ciel,
au volant d’un nouveau film pour Montréal.
Je l’aime à tout dire.
 


Bien au comptoir

10 11 2012
Le 10 novembre 2012, Maskinongé

Se réveiller dans cette maison de bois,
bordée d’un petit lac qu’on dit « rose ».
Le reflet des branches sur le gelé de l’eau détendue
prête à l’hiver.
Se regarder sans un mot dans les bras,
tout en or de cils.
Se lever dans un calme si calme,
descendre et voir
Jean qui lit
Jean qui se laisse border de soleil
face fenêtre ciel.
Jean qui nous offre la belle vie
d’un matin de couleurs
de chaleur
de bonheur
Jean qui nous aime si bien.
On petit-déjeune
Vyviann éblouie de lumière
le thé vert
le pain
le miel
et ce lac si près si
laqué
verni.
La jolie chance.
On décide avant de repartir
d’aller aux vents
marcher un peu.
La forêt, les feuilles, la rivière,
les éléments,
tout nous attire tellement
quand on sait que dans quelques jours
quelques semaines
le blanc sera si blanc,
le froid si froid,
que tout sera comme un tableau
le coeur en dessous, dessus.
Chacun de nos pas se marque d’un bruissement doux
il y a comme un rythme d’entre feuilles blessées,
comme résignées,
à terre et en même temps,
ce glissement subtil vers l’avant.
Les mains en poches,
pas un mot durant plusieurs minutes puis
un rire,
une remarque,
puis plus rien,
une autre remarque qui amène une histoire,
un souvenir, un rêve, un je ne sais quoi qui remonte,
les odeurs de bois, les branches craquantes.
Le tour du lac se prolonge,
il est là,
il ne dit rien, les oiseaux non plus.
Nature morte ?
Non non, le coeur bat si on écoute bien,
le coeur inspire son expire…
Nous prendrons la voiture,
irons jusqu’à Maskinongé
sous un record de plénitude.
Le lieu en bord de route,
une bâtisse grosse de même,
musée,
ancien « Magasin Général »,
salle de concert.
On se souvient de notre dernier passage avec Johanne
la femme de Jean.
C’est elle qui nous avait parlé de ce lieu,
inspiré sur la pochette du dernier album
de Fred Pellerin.
En passant on adore sa reprise de Félix Leclerc
« Douleur » quelle voix quelle courbe de coeur…
Un vrai pèlerinage que de passer par là,
pour beaucoup de monde.
Nous on y chantera
et ce sera encore de l’Unique,
du jamais vu entendu,
comme on aime offrir en fait.
La salle de spectacle au premier étage
toute de bois toute de tout un tas d’objets
suspendus accrochés plantés là,
à en rester baba comme on dit chez nous !
Steve Normandin se la jouera grand seigneur
et nous accompagnera à merveille.
Comment remercier toutes ces personnes présentes,
qui chantent
qui sont avec nous sur ce fil
ce fragile
ce désir qui nous mène
à tout dire de plus.
Sans vous,
quelles improvisations,
quelles visions,
quel passage ?
Les mots en nage,
les yeux en neige
les mains en l’air !
On se rend,
on se donne
rendez-vous.
Revenir encore …


La Yourte de St Elie

9 11 2012
Le 9 novembre 2012, St Elie de Caxton

On arrive en voiture avec l’ami Jean,
On a traversé bien des images naturelles
d’une allure douce,
paisible, heureuse à trois.
Pas de pluies,
pas grands froids,
des lumières un rien grisailleuses
au soleil gris paresseux,
on a laissé filer nos émotions,
les sujets qui tâchent aussi,
parler culture aujourd’hui c’est comme une impasse telle.
Jean travaille dans le milieu du cinéma.
Lui aussi voit le monde abusé de toutes parts,
les producteurs purs produits de pouvoirs,
les abus les profits,
les non redistributions,
les artistes réductés …
Bref, on lâche…
St Elie de Caxton à 6 miles…
Ok
On traverse le village que nous aimons tant,
le proprio du Dépanneur a vendu,
un chinois a repris l’affaire,
qui promet de ne rien changer.
Les habitants sont perplexes…
Un chinois à St Elie de Caxton !
Première à droite, la Yourte de Keven,
on y est.
Le Rond Coin !
On parque l’auto, on vide le coffre,
le matériel,
on entre, et là …
Magnifique Yourte
toujours aussi belle
et la chaleur …
Le poêle à coté de la scène
qui sera éteint juste avant le concert,
qui là, donne à plein coeur son soleil brûlant.
Les retrouvailles,
Steve Normandin qui arrive à son tour,
le tempo d’un thé vert
on monte le matériel,
on fait le test de sons.
Jean revient du petit Lac Rose
où il a été poser les affaires, chauffer le chalet, mettre du bois,
on mange ensemble à la légèreté,
l’amitié,
à ce concert qui s’en vient.
Ce sera très beau dans cette Yourte les mots
les mots qui volent
les mains qui dansent entre nous
tous ces yeux d’or,
on laisse de coté de profil
les pensées inutiles, oui on file
on feel,
… on on on une fois de plus on…
… C’est plus fort que nous,
nos voix dépassés se lâchent
des envols inattendus,
on traverse les mers,
on feel,
plus rien ne nous retient c’est clair,
plus rien ne nous appartient,
plus d’airs.
On est aux anges et le public aussi,
qui ne pourra partir ainsi,
il nous sera bon de boire,
de voir,
d’asseoir
nos élans mélangés à cette croyance pure.
Certains danseront sur les accordéonites de Steve,
cette Yourte valsera comme en plein film,
les années 30, 40 …
On terminera chez Jean à manger des pâtes
le feu le foyer la bûche l’enfance,
à nous raconter de ces histoires,
au bord du petit Lac Rose, tout de noir
et d’ondes en somnolences,
l’enfant do.


Un entre deux

7 11 2012
7 novembre 2012 sur St Vallier

 

On en passerait  des jours à enfiler des larmes
 et je pourrais le croire.
Un doux instant de rien
l’aube d’un frôlement
l’écureuil a bon dos,
autant de feuilles que d’étoiles.
L’écoute au goutte à goutte,
démasquer l’errance vide
croire.
De profil
nos pas à pas,
élégantes nos avances
automnales
l’air saoule.
 Le simple fait de nous ce désir souple.
On en passe des beaux  jours à ne plus prendre les armes.


Concert croissant !

4 11 2012

 

Bromont, 4 novembre 2012

Prenez une pincée de flocons de neige sur une minute de paysage,

un petit vent dans les arbres,
un miracle de soleil croissant tel un arc
sans flèche et sans indien.
Vous avez alors la belle humeur naturelle
d’une disponibilité
d’un trait posé vers l’union.
L’art est à portée du choeur.
On se lève pour aller se faire beaux,
aller jouer à l’Eglise St John de Bromont.
On souhaitait ce concert, et nous y sommes.
On petit déjeune,
les mots dans les yeux,
Nicole notre douce amie et gérante
Pascal son compagnon,
on sait que cela se passe là maintenant
mains tenues
dans la main l’eau des mots
le haut qui chante à l’oiseau
ce précieux que l’on sent chacun,
tous les quatre en Un.
Charger le matériel,
respirer le froid là
on y va.
Test de son sous le regard des anges…
On sait aussi que bon nombre d’amis font la route,
qui de Montréal
qui de Waterloo,
qui de Drummonville …
Bref, la salle propre est pleine à craquer,
on entre en scène pour 11h30 !
Jouer à cette heure reste un mystère d’énergie
nous sommes en ailes,
le son nous porte
les regards sont en éveil.
On voit chaque personne,
de face,
les vitraux merveilleux laissant flirter la Lumière
avec les voix qui swinguent.
Celle de Vyviann sur le fil
sur la branche
sur le toit sur le monde
sûre d’elle et qui offre à nos rêves
l’infiniment lacté.
Elle me bouleverse elle me cerne
je ne peux plus retenir le souffle,
la voix comme aimantée
on est à la Une,
notre journal intime à découvert,
je ne peux que lui offrir mon accord,
majeur
et ainsi nous laisser filer vers vous,
vers ce public tellement là, tel
que nous dépassons nos propres limites
improvisons d’autres visions
d’autres possibles …
On ne sait plus rien,
on est comme on aime
On ne veut plus en sortir !
Que dire avec les mots,
ce fut un moment de grâce
comme l’union sans la force,
une plume dans votre air.
Merci les amies amis,
merci de nous guider ainsi,
de votre amour si plein,
délié.


Le temps va tout autant

1 11 2012

 

01 novembre

Montréal nous sort du réel
nous mène par le bout du nez
tout autant que la mafia se fait descendre en flèche
le maire a donné sa démission
ainsi que le maire de Laval.
Abus de pouvoirs, pots de vins…
On devrait prendre exemple,
la corruption dénoncée
dans le domaine de la construction,
les têtes tombent
et ne rebondissent pas …
Pas comme chez nous !
Nous sommes vraiment très stupéfaits.
Toute une filière et ce n’est pas fini.
La justice fait son travail au corps,
les politiques en prennent pour leur grade.
Prenons appui et chez nous réagissons.
On ne pensait pas qu’un peuple qui ne supporte pas le conflit
soit capable de dire stop, ça suffit.
Halte à l’escroquerie,
il s’agit de notre argent, stop !
Résonances du Printemps d’érable  ?
Pendant ce temps là,
on continue de voir
réfléchir, corriger…
Comment offrir de meilleurs concerts,
répéter,
méditer,
marcher en ville,
on a traversé à pieds bien des quartiers,
dans la cour derrière la maison,
avant les premières neiges,
ramassé des tonnes de feuilles
pas blanches,
de ces couleurs indiennes
qui animent le coeur.
Un petit garçon en pleine rue qui m’arrête
me propose de choisir une des cinq feuilles d’érable dans sa main,
je suis touché de si simple
de ce lien,
j’en prends une et le remercie,
il continue son chemin,
c’est passé pour lui,
un cadeau pour moi
elle ira dans un de mes livres.
 » Je me souviens »
Oui je me souviendrai longtemps !
Quelles journées,
de ces désirs et de ces moments vrais.
On avance dans le temps, on pénètre un présent
comme on entre en clarté,
plus un mot.
D’ailleurs bien des vents nous ont coupé la parole
le froid en lame
et c’est très bien aussi.
Nous allons déjeuner avec les amis,
on partage le thé
les idées.
Le peintre Tony Truchon
que nous n’avions pas vu depuis plusieurs années
avec cette pensée poisson, ses encres de chine,
son discours sur la faille, la fêlure intérieure
les brisures,
l’aquatic présent !
Un bel homme en vie dans son atelier.
Le soir on se mate des DVD
les réalisatrices de « Vidéo-femme »
un mouvement qui ne cesse son travail depuis plus de trente ans
Léa Pool, là encore
une recherche magnifique, un cinéma qui s’engage.
Son documentaire sur la vie de Gabrielle Roy,
le Manitoba,
cette province où nous avons tourné l’an dernier.
La femme ici ne baisse pas les bras et tient le haut de son pavé.
Un autre documentaire exceptionnel
sur l’écrivain Haïtien Dany Laferrière
ses propos son humour,
son travail de journaliste,
sa foi engagée, debout, vivant…
Y a du monde qui vibre en maudit !!!
Claire Lafontaine et la photographie
son exposition noir et blanc,
et puis en parallèle
les élections Américaines,
ce discours humaniste d’Obama
qui relance l’espoir, le courage,
la force d’ensemble, le solidaire,
quelle leçon !
Bon c’est pas le tout,faut qu’on s’y mette,
demain on joue à Bromont
une petite ville avec son Musée du Chocolat,
ses écuries, ses chevaux donc, et son église St John !
Allez, désolé a de suite l’ensuite …





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